Et bien voilà : je me suis fait piéger par la technique ! Mon billet sur le prix Nobel de la Paix, devenu le prix Confucius de la Paix est parti aux oubliettes ! Mauvaise manip ! Encore un coup des "petits Chinois qui vont nous manger tout crus" comme disait ma grand'mère...qui collectionnait tout de même les papiers alu des plaquettes de chocolat pour que les petits Chinois, justement, ne meurent pas de faim. Les temps ont bien changé !
Non, cette fois, c'est du sérieux : ce pauvre Confucius, lui "l'ami qui vient de loin", chantre de l'harmonie sociale et de l'humanisme, est pris en otage par la République Populaire Chinoise pour contrecarrer ces méchants Norvégiens qui ont donné le prix Nobel de la Paix à ce dangereux dissident de Liu Xiaobo, coupable de "subversion du pouvoir de l'Etat" pour avoir écrit un texte réclamant la démocratie en Chine...Le voilà donc pour dix ans en prison. Et pendant ce temps-là, le prix Confucius va être attribué soit à Bill Gates, à Mahmoud Abbas, à Nelson Mandela ou au panchen lama. Le pauvre Confucius qui fut tour à tour sacré "roi sans royaume" puis "maître pour dix mille générations", puis voué aux gémonies par la révolution de 1911 pour enfin être porté au pinacle par la Chine communiste qui voulait même créer un "parti confucéen", doit perdre un peu la boule dans tout ce charivari !
Quel rôle veut-on donc lui faire jouer ?
Avec M. Nobel au moins, les choses sont plus simples : un bon bâton de dynamite et, boum ! l'affaire est réglée...La complexité chinoise contre la limpidité scandinave...
Nanette
vendredi 10 décembre 2010
mardi 7 décembre 2010
LA-MEN-TA-BLE !!!
Aujourd'hui, j'ai envie de pousser un grand coup de gueule. Primaire. Réac. A la limite facho, diront certains.
Tant pis. Allons-y pour le cri primal !
Le 27 novembre devait être inauguré en grande joie et festivités une ligne de tramway reliant la banlieue à la grande ville, desservant des tas de communes et transportant chaque jour des milliers de personnes allant à leur travail. Depuis trois ans, on nous l'annonçait, ce tram ! Les rues ont été défoncées, remodelées. Les marteaux piqueurs nous ont cassé les oreilles.Les commerçants se sont désolés, ont perdu une grande partie de leur chiffre d'affaires. Certains ont fermé boutique, incapables de'assumer de telles pertes etc. On connaît, c'est une routine dans ce genre d'opérations.
Tout marchait comme sur des roulettes, on s'habituait à voir ces beaux wagons silencieux roulant à vide, les essais se déroulaient sans anicroche, à part déjà pas mal de foulures, cassures, entorses et dégâts matériels dus aux rails qu'on est obligé de traverser à tort et à travers...
Donc samedi 27 novembre, tout était prêt pour une inauguration en fanfare... Et puis rien ! Rien depuis près de 15 jours ; pas de tram ! On a rentré les calicots et les clairons, remballés les bannières et les majorettes. Ces messieurs les conducteurs se sont mis en grève. Ils avaient prévenu : on veut 300 euros de plupar mois pour prix de notre nouvelle spécialité sinon rien. Du coup les autres ont suivi : les conducteurs de bus de toute l'agglomération. Aujourd'hui, la situation est totalement bloquée. Peut-être le tram commencera-t-il à rouler après les fêtes ? Pas sûr !
Bon, moi ce qui me scandalise, ce n'est pas la grève, menée presque uniquement par le syndicat Sud ; non, je suis pour le droit de grève sans restriction. Ce qui me nâvre, c'est que les parties n'aient pas pu trouver un accord avant l'inauguration de la ligne de tram. Et surtout ce qui me semble plus grave : que personne ne se révolte contre ce diktat.
Pour avoir vécu sur la piste avec tant de bonheur le premier vol du Concorde en avril 1969, le premier pas de l'homme sur la lune le 21 juillet 1969 (comme des millions de Français j'avais mis mon réveil à sonner à 2 h du matin pour ne pas rater un tel événement), l'arrivée du premier TGV Atlantique en gare de Bordeaux en 1988, je ressens une grande tristesse devant une telle mollesse généralisée. La construction d'un avion magique, la conquête de la lune, la prouesse technologique du TGV constituent de grandioses réalisations techniques. On est dans la production, la vraie, celle qui améliore nos vies quotidiennes et alimente nos rêves.
En refusant de faire démarrer ce tram, j'ai l'impression que c'est la société dépressive qui a gagné. Bien sûr, il y a des considérations politiques locales là-dessous. Encore des élections à l'horizon. On finira par en crever tous, de ces considérations à la petite semaine ! Pour une fois qu'ensemble nous pouvions fêter une belle réalisation...Pour une fois qu'il ne s'agissait pas de bulle financière, de stocks options, de retraite chapeau et autres scandales quotidiens !
Il paraît que ces messieurs menacent de démissionner de leur poste de conducteur de tram s'ils n'obtiennent pas satisfaction. Chiche !
Je vous le disais : je me sens devenir réac... Et çà, çà m'embête !
Nanette
Tant pis. Allons-y pour le cri primal !
Le 27 novembre devait être inauguré en grande joie et festivités une ligne de tramway reliant la banlieue à la grande ville, desservant des tas de communes et transportant chaque jour des milliers de personnes allant à leur travail. Depuis trois ans, on nous l'annonçait, ce tram ! Les rues ont été défoncées, remodelées. Les marteaux piqueurs nous ont cassé les oreilles.Les commerçants se sont désolés, ont perdu une grande partie de leur chiffre d'affaires. Certains ont fermé boutique, incapables de'assumer de telles pertes etc. On connaît, c'est une routine dans ce genre d'opérations.
Tout marchait comme sur des roulettes, on s'habituait à voir ces beaux wagons silencieux roulant à vide, les essais se déroulaient sans anicroche, à part déjà pas mal de foulures, cassures, entorses et dégâts matériels dus aux rails qu'on est obligé de traverser à tort et à travers...
Donc samedi 27 novembre, tout était prêt pour une inauguration en fanfare... Et puis rien ! Rien depuis près de 15 jours ; pas de tram ! On a rentré les calicots et les clairons, remballés les bannières et les majorettes. Ces messieurs les conducteurs se sont mis en grève. Ils avaient prévenu : on veut 300 euros de plupar mois pour prix de notre nouvelle spécialité sinon rien. Du coup les autres ont suivi : les conducteurs de bus de toute l'agglomération. Aujourd'hui, la situation est totalement bloquée. Peut-être le tram commencera-t-il à rouler après les fêtes ? Pas sûr !
Bon, moi ce qui me scandalise, ce n'est pas la grève, menée presque uniquement par le syndicat Sud ; non, je suis pour le droit de grève sans restriction. Ce qui me nâvre, c'est que les parties n'aient pas pu trouver un accord avant l'inauguration de la ligne de tram. Et surtout ce qui me semble plus grave : que personne ne se révolte contre ce diktat.
Pour avoir vécu sur la piste avec tant de bonheur le premier vol du Concorde en avril 1969, le premier pas de l'homme sur la lune le 21 juillet 1969 (comme des millions de Français j'avais mis mon réveil à sonner à 2 h du matin pour ne pas rater un tel événement), l'arrivée du premier TGV Atlantique en gare de Bordeaux en 1988, je ressens une grande tristesse devant une telle mollesse généralisée. La construction d'un avion magique, la conquête de la lune, la prouesse technologique du TGV constituent de grandioses réalisations techniques. On est dans la production, la vraie, celle qui améliore nos vies quotidiennes et alimente nos rêves.
En refusant de faire démarrer ce tram, j'ai l'impression que c'est la société dépressive qui a gagné. Bien sûr, il y a des considérations politiques locales là-dessous. Encore des élections à l'horizon. On finira par en crever tous, de ces considérations à la petite semaine ! Pour une fois qu'ensemble nous pouvions fêter une belle réalisation...Pour une fois qu'il ne s'agissait pas de bulle financière, de stocks options, de retraite chapeau et autres scandales quotidiens !
Il paraît que ces messieurs menacent de démissionner de leur poste de conducteur de tram s'ils n'obtiennent pas satisfaction. Chiche !
Je vous le disais : je me sens devenir réac... Et çà, çà m'embête !
Nanette
dimanche 28 novembre 2010
Grand écart
Merveilleuse Drassef...
Eh bien, me voilà à nouveau devant mon écran, rentrée au bercail sans GPS, sous quelques flocons, avec un agenda modifié pour cause... de rage de dents épouvantable, ce qui m'a valu la sollicitude générale et bien douce, ma foi !
Qu'elle était belle, cette chaîne pyrénéenne enneigée ; qu'elles furent tendres, ces retrouvailles amicales tous azimuts !
Quadrature du cercle : comment concilier le charme irrépressible d'une ville moyenne en déconfiture et l'indispensable remue-méninges culturel et artistique, apanage de la grande ville ? Le grand écart qu'on voudrait pouvoir résoudre dans une utopie toujours sous-jacente...Avant de le quitter pour partir vivre à Paris, Saint-John Perse, prix Nobel de littérature 1960, écrivit cette phrase terrible de beauté mortifère :"Je hais la douceur mortelle du Béarn"... Fuyons !
Nanette
Eh bien, me voilà à nouveau devant mon écran, rentrée au bercail sans GPS, sous quelques flocons, avec un agenda modifié pour cause... de rage de dents épouvantable, ce qui m'a valu la sollicitude générale et bien douce, ma foi !
Qu'elle était belle, cette chaîne pyrénéenne enneigée ; qu'elles furent tendres, ces retrouvailles amicales tous azimuts !
Quadrature du cercle : comment concilier le charme irrépressible d'une ville moyenne en déconfiture et l'indispensable remue-méninges culturel et artistique, apanage de la grande ville ? Le grand écart qu'on voudrait pouvoir résoudre dans une utopie toujours sous-jacente...Avant de le quitter pour partir vivre à Paris, Saint-John Perse, prix Nobel de littérature 1960, écrivit cette phrase terrible de beauté mortifère :"Je hais la douceur mortelle du Béarn"... Fuyons !
Nanette
mardi 23 novembre 2010
Chemins de neige...
Première attaque de l'hiver : on annonce la froidure, la neige, le verglas... et puis aussi la bronchite, l'angine, la gastro ! Il faut se laver les mains, s'encapuchonner... et tralala, et tralala...
Et moi je pars, toute seulette, dans ma petite voiture, toute la semaine, sur des autoroutes, des routes peut-être enneigées, verglacées !
Voilà le début de la vieillesse : oserai-je m'engager sans angoisse sur ces routes ? Les medias n'en font-ils pas un peu trop pour paniquer tout le monde, à commencer les "vieux" comme moi qui ont le désir de partir mais en tremblent à l'avance ? A force de nous assister, ils nous rendent pleutres, sans consistance. Allons, courage, ma vieille ! Au bout de la route, il y a les amis, les rencontres, les bonnes rigolades, les confidences devant la cheminée et tant d'autres merveilles...Il suffit de chanter : "la petite diligence, sur les beaux chemins de France..."
Ô vieillesse ennemie...
Nanette
Et moi je pars, toute seulette, dans ma petite voiture, toute la semaine, sur des autoroutes, des routes peut-être enneigées, verglacées !
Voilà le début de la vieillesse : oserai-je m'engager sans angoisse sur ces routes ? Les medias n'en font-ils pas un peu trop pour paniquer tout le monde, à commencer les "vieux" comme moi qui ont le désir de partir mais en tremblent à l'avance ? A force de nous assister, ils nous rendent pleutres, sans consistance. Allons, courage, ma vieille ! Au bout de la route, il y a les amis, les rencontres, les bonnes rigolades, les confidences devant la cheminée et tant d'autres merveilles...Il suffit de chanter : "la petite diligence, sur les beaux chemins de France..."
Ô vieillesse ennemie...
Nanette
dimanche 21 novembre 2010
Tourbillon...
Il y a la "folle journée de Nantes", musicale à souhait.
Il y a eu la folle semaine de Nanette ! Un "tournez manège" excitant et quelque peu exténuant...
Rédaction de documents pour une session portant sur l'interculturel, participation à un colloque sur Matteo Ricci, ce génial jésuite inculturé en Chine et devenu conseiller de l'empereur au XVIè siècle, dialogue islamo-chrétien et partage d'amitié pour célébrer la semaine du GAIC (Groupe d'Amitié Islamo-Chrétienne), inauguration d'une exposition de vitraux de Henri Guérin, lecture partagée du livre d'Abdelwahab Meddeb "Pari de civilisation", marche dans les collines et pique-nique avec les copines et, ouf ! déjeuner très doux avec Antoine, délicieux petit-fils de 8 ans !
Finalement, c'est çà, vieillir vivante !
Pas question de se plaindre, bien au contraire...
Nanette
Il y a eu la folle semaine de Nanette ! Un "tournez manège" excitant et quelque peu exténuant...
Rédaction de documents pour une session portant sur l'interculturel, participation à un colloque sur Matteo Ricci, ce génial jésuite inculturé en Chine et devenu conseiller de l'empereur au XVIè siècle, dialogue islamo-chrétien et partage d'amitié pour célébrer la semaine du GAIC (Groupe d'Amitié Islamo-Chrétienne), inauguration d'une exposition de vitraux de Henri Guérin, lecture partagée du livre d'Abdelwahab Meddeb "Pari de civilisation", marche dans les collines et pique-nique avec les copines et, ouf ! déjeuner très doux avec Antoine, délicieux petit-fils de 8 ans !
Finalement, c'est çà, vieillir vivante !
Pas question de se plaindre, bien au contraire...
Nanette
lundi 15 novembre 2010
Yvonne, l'ethnologue dans la nuit
Bonheur nocturne : Yvonne Verdier pendant une heure, la nuit dernière, sur France Culture...Cette merveilleuse ethnologue "féministe", disparue tragiquement dans les années 80, revivait au coeur de la nuit par la voix de ses amis et collègues, pleins d'humanisme et de générosité.La discussion portait sur l'oeuvre maîtresse d'Yvonne Verdier, "Façons de dire, façons de faire", mon livre de chevet, avec quelques autres, pour mieux me connaître, donc mieux vivre en société. Vivre tout court.
Un livre majeur qui s'avale comme un roman, et dont l'intrigue se déroule à Minot, petit village bouguignon, là où vécut Yvonne pendant deux ans, à l'écoute d'une population féminine si proche de moi. Avec la finesse d'une brodeuse, Yvonne Verdier dissèque trois personnalités féminines, trois caractères universels dans laquelle chacune de nous peut se reconnaître. Une merveilleuse façon d'économiser des années de divan...
Nanette
Un livre majeur qui s'avale comme un roman, et dont l'intrigue se déroule à Minot, petit village bouguignon, là où vécut Yvonne pendant deux ans, à l'écoute d'une population féminine si proche de moi. Avec la finesse d'une brodeuse, Yvonne Verdier dissèque trois personnalités féminines, trois caractères universels dans laquelle chacune de nous peut se reconnaître. Une merveilleuse façon d'économiser des années de divan...
Nanette
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