Il est des matins, comme çà, où je me sens toute ragaillardie d'être une femme !
En 24 heures apprendre que Christine Lagarde est nommée directeur général du FMI, que Martine Aubry est candidate à la primaire du PS pour l'élection présidentielle de 2012 et qu'Eva Joly arrive très largement en tête de la primaire écologiste, devant Nicolas Hulot, quel choc ! Et quel bonheur !
Trois sacrées "bonnes femmes" qui n'ont pas peur d'y aller !
Sans prendre parti pour telle ou telle opinion politique, tel ou tel petit jeu stratégique, j'ai seulement envie de célébrer le courage, l'intégrité et la pugnacité de ces trois femmes d'exception qui font honneur à notre sexe. Ce n'est pas si courant...
Et puis, énorme cerise sur le gâteau, Hervé et Stéphane, nos deux courageux journalistes capturés en Afghanistan et otages depuis 18 mois, jour pour jour, sont libérés !
Ouf ! Trop c'est trop !
Nanette
mercredi 29 juin 2011
lundi 27 juin 2011
Tricherie à tous les étages...
Surtout ne pas jouer les "rabat-joie", les "mères-la-morale" : "de mon temps, etc..."
Pourtant comment ne pas ressentir un profond malaise face à cette avalanche de tricheries en tous genres ?
On a commencé début juin avec les "fuites" découvertes lors du concours d'internat de médecine. Et puis on a continué avec cette mise sur internet, la veille de l'examen, d'un exercice de mathématiques à 4 points destiné aux bacheliers S. Illico presto, les fautifs sont arrêtés, placés en garde à vue puis sous contrôle judiciaire tandis que le principal fautif, l'imprimeur ou l'un de ses employés, court toujours. "Une blague de potache" ont plaidé leurs avocats. L'épreuve sera notée sur 16 au lieu de 20 et les correcteurs sont priés "d'être indulgents".
Enfin, ce sont des étudiants en BTS qui, victimes eux aussi de quelques tricheurs, se voient obligés de repasser une partie de leur examen. Ce que la moitié d'entre eux refusent prétextant que les futurs bacheliers, eux, n'ont pas eu à repasser leur matière. Et les voilà taxés d'un zéro... Ce qui veut dire pour la grande majorité échec à leur diplôme, une année supplémentaire à prévoir... On comprend que ce deux poids-deux mesures heurte la sensibilité des jeunes, si prompts à débusquer les manquements à la justice. Alors on fait signer des pétitions, on porte plainte devant le Tribunal Administratif !
Quel foutoir ! Mais quel merdier !
La faute à qui, cet effondrement des "valeurs" ? Surtout ne désigner personne ! On nous taxerait de vieille catho réac engluée dans sa culpabilité originelle, comme le péché !
Et que dire aussi de ces drames quasi-quotidiens où un gosse de 14 ans tue de deux coups de poing une gosse de 13 ans pour une histoire de dépit amoureux... Où une joggeuse de 16 ans est retrouvée violée et calcinée parce qu'elle est partie courir dans un bois au-dessus de chez elle... Où un autre gamin de 12 ans se pend avec son T-shirt dans le couloir de son école sans que personne ne s'en aperçoive...
C'est à de tels indices qu'on mesure la santé d'une société. La nôtre file un mauvais coton. A tous les étages, l'édifice vacille, le sens moral s'évapore. Le "bof-à quoi bon" envahit le champ social à la vitesse d'un cheval au galop, comme dans la baie du Mont Saint-Michel. "Terrifiant" entend-on ici et là dans la bouche des experts, des journalistes. De bonnes âmes associatives tentent de se faire entendre : "Il faut que chacun applique la règle d'or : ne pas faire à autrui ce qu'on ne voudrait pas pour soi-même" C'est un constat. En face, des ministres tentent des cautères sur une jambe de bois, élection présidentielle programmée oblige : au lieu d'une exclusion de l'établissement scolaire, le sauvageon aura droit à une "tâche d'intérêt général" (à ne pas confondre avec le "travail d'intérêt général", réservé aux cas relevant de la justice) ; il nettoiera le réfectoire, balaiera les salles de classe, ces T.I.G. ayant pour but d'apprendre au rebelle les règles de la responsabilisation.
Mais enfin, où sont les parents ? Que disent-ils à leurs enfants ? Ils n'aident pas à mettre le couvert, à passer l'aspirateur (voire le robot), à remplir le lave-vaisselle ou le lave-linge ? Sans être pensionnaire au Prytanée militaire de La Flèche, on peut tout de même participer aux tâches ménagères sans risquer le lumbago ou l'entorse à la cheville !
Une question m'obsède depuis quelque temps : comment en vient-on à tricher ? Comment se fait-il qu'au moment de se livrer à une "mauvais action" on n'entende plus, au fond de son coeur, un petit murmure tout discret qui dise : "non, çà ne se fait pas" ? Tout simplement.
Quand on lisait Pinocchio, on gardait au fond de l'oreille la petite musique de Gimini Criquet qui empêchait que le nez de Pinocchio ne s'allonge... ne s'allonge...
Je crois bien qu'on ne lit plus beaucoup Pinocchio aux enfants, le soir avant de s'endormir...
Nanette
Pourtant comment ne pas ressentir un profond malaise face à cette avalanche de tricheries en tous genres ?
On a commencé début juin avec les "fuites" découvertes lors du concours d'internat de médecine. Et puis on a continué avec cette mise sur internet, la veille de l'examen, d'un exercice de mathématiques à 4 points destiné aux bacheliers S. Illico presto, les fautifs sont arrêtés, placés en garde à vue puis sous contrôle judiciaire tandis que le principal fautif, l'imprimeur ou l'un de ses employés, court toujours. "Une blague de potache" ont plaidé leurs avocats. L'épreuve sera notée sur 16 au lieu de 20 et les correcteurs sont priés "d'être indulgents".
Enfin, ce sont des étudiants en BTS qui, victimes eux aussi de quelques tricheurs, se voient obligés de repasser une partie de leur examen. Ce que la moitié d'entre eux refusent prétextant que les futurs bacheliers, eux, n'ont pas eu à repasser leur matière. Et les voilà taxés d'un zéro... Ce qui veut dire pour la grande majorité échec à leur diplôme, une année supplémentaire à prévoir... On comprend que ce deux poids-deux mesures heurte la sensibilité des jeunes, si prompts à débusquer les manquements à la justice. Alors on fait signer des pétitions, on porte plainte devant le Tribunal Administratif !
Quel foutoir ! Mais quel merdier !
La faute à qui, cet effondrement des "valeurs" ? Surtout ne désigner personne ! On nous taxerait de vieille catho réac engluée dans sa culpabilité originelle, comme le péché !
Et que dire aussi de ces drames quasi-quotidiens où un gosse de 14 ans tue de deux coups de poing une gosse de 13 ans pour une histoire de dépit amoureux... Où une joggeuse de 16 ans est retrouvée violée et calcinée parce qu'elle est partie courir dans un bois au-dessus de chez elle... Où un autre gamin de 12 ans se pend avec son T-shirt dans le couloir de son école sans que personne ne s'en aperçoive...
C'est à de tels indices qu'on mesure la santé d'une société. La nôtre file un mauvais coton. A tous les étages, l'édifice vacille, le sens moral s'évapore. Le "bof-à quoi bon" envahit le champ social à la vitesse d'un cheval au galop, comme dans la baie du Mont Saint-Michel. "Terrifiant" entend-on ici et là dans la bouche des experts, des journalistes. De bonnes âmes associatives tentent de se faire entendre : "Il faut que chacun applique la règle d'or : ne pas faire à autrui ce qu'on ne voudrait pas pour soi-même" C'est un constat. En face, des ministres tentent des cautères sur une jambe de bois, élection présidentielle programmée oblige : au lieu d'une exclusion de l'établissement scolaire, le sauvageon aura droit à une "tâche d'intérêt général" (à ne pas confondre avec le "travail d'intérêt général", réservé aux cas relevant de la justice) ; il nettoiera le réfectoire, balaiera les salles de classe, ces T.I.G. ayant pour but d'apprendre au rebelle les règles de la responsabilisation.
Mais enfin, où sont les parents ? Que disent-ils à leurs enfants ? Ils n'aident pas à mettre le couvert, à passer l'aspirateur (voire le robot), à remplir le lave-vaisselle ou le lave-linge ? Sans être pensionnaire au Prytanée militaire de La Flèche, on peut tout de même participer aux tâches ménagères sans risquer le lumbago ou l'entorse à la cheville !
Une question m'obsède depuis quelque temps : comment en vient-on à tricher ? Comment se fait-il qu'au moment de se livrer à une "mauvais action" on n'entende plus, au fond de son coeur, un petit murmure tout discret qui dise : "non, çà ne se fait pas" ? Tout simplement.
Quand on lisait Pinocchio, on gardait au fond de l'oreille la petite musique de Gimini Criquet qui empêchait que le nez de Pinocchio ne s'allonge... ne s'allonge...
Je crois bien qu'on ne lit plus beaucoup Pinocchio aux enfants, le soir avant de s'endormir...
Nanette
jeudi 9 juin 2011
Liberté chérie...
Il est des coïncidences qu'il ne faut pas laisser passer !
Je me tâtais, depuis plusieurs jours, cherchant désespérément un sujet pour mes "petites âneries" plus ou moins reliées à l'actualité. Quelques événements de ma propre vie me donnaient envie de célébrer la liberté, la grande et belle liberté que donne ce temps de la retraite ! Libre de penser, de dire, de taire, de faire exactement ce qu'on veut, ce qui est en cohérence avec sa personnalité, son histoire, ses désirs et ses opinions. Voilà, c'est fait : une nouvelle fois j'ai choisi de quitter délibérément un organisme dans lequel je ne me sentais plus à l'aise. Les objectifs y ont évolué, on y parle rentabilité et équilibre financier, l'ouverture à l'autre n'est plus prise en compte, bref l'Esprit ne souffle plus sur cet organisme qui a aidé pendant une quinzaine d'années tant de personnes à grandir en intelligence et en accueil de l'autre.
Libérée et à nouveau pleine de belle énergie, j'entends à la radio la belle voix de Jorge Semprun qui vient de nous quitter : "Pour moi la première valeur n'est pas la vie, dit-il ; la valeur suprême, c'est la liberté !" Et il sait de quoi il parle, cet homme exceptionnel qui a connu les camps de déportation, l'exil, la Résistance, les honneurs et qui est l'un des plus grand écrivains du XXe siècle.
Et puis, bonheur suprême, je lis dans la Croix, la chronique de Laurence Cossé, cet écrivain raffiné, auteur notamment d'un roman jubilatoire, "Le coin du voile", qui exalte le courage des frères Dardenne pour oser à travers leur dernier film, "Le gamin au vélo", témoigner "de l'actualité et de la puissance du testament du Christ".
Comme cela est bien vu ! Comme quoi il suffit qu'une petite coiffeuse de rien du tout, sans diplôme d'éducatrice spécialisée ni doctorat de théologie, possédant seulement l'amour/agapé pour tout bagage, se laisse attendrir par ce gamin au vélo pour que la face du monde en soit changée. En toute liberté.
Nanette
Je me tâtais, depuis plusieurs jours, cherchant désespérément un sujet pour mes "petites âneries" plus ou moins reliées à l'actualité. Quelques événements de ma propre vie me donnaient envie de célébrer la liberté, la grande et belle liberté que donne ce temps de la retraite ! Libre de penser, de dire, de taire, de faire exactement ce qu'on veut, ce qui est en cohérence avec sa personnalité, son histoire, ses désirs et ses opinions. Voilà, c'est fait : une nouvelle fois j'ai choisi de quitter délibérément un organisme dans lequel je ne me sentais plus à l'aise. Les objectifs y ont évolué, on y parle rentabilité et équilibre financier, l'ouverture à l'autre n'est plus prise en compte, bref l'Esprit ne souffle plus sur cet organisme qui a aidé pendant une quinzaine d'années tant de personnes à grandir en intelligence et en accueil de l'autre.
Libérée et à nouveau pleine de belle énergie, j'entends à la radio la belle voix de Jorge Semprun qui vient de nous quitter : "Pour moi la première valeur n'est pas la vie, dit-il ; la valeur suprême, c'est la liberté !" Et il sait de quoi il parle, cet homme exceptionnel qui a connu les camps de déportation, l'exil, la Résistance, les honneurs et qui est l'un des plus grand écrivains du XXe siècle.
Et puis, bonheur suprême, je lis dans la Croix, la chronique de Laurence Cossé, cet écrivain raffiné, auteur notamment d'un roman jubilatoire, "Le coin du voile", qui exalte le courage des frères Dardenne pour oser à travers leur dernier film, "Le gamin au vélo", témoigner "de l'actualité et de la puissance du testament du Christ".
Comme cela est bien vu ! Comme quoi il suffit qu'une petite coiffeuse de rien du tout, sans diplôme d'éducatrice spécialisée ni doctorat de théologie, possédant seulement l'amour/agapé pour tout bagage, se laisse attendrir par ce gamin au vélo pour que la face du monde en soit changée. En toute liberté.
Nanette
dimanche 29 mai 2011
A vous, mes soeurs-mamans !
A vous, mamans, mes soeurs, qui que vous soyez, où que vous soyez : BONNE FETE !
Futures mamans, déjà mamans, encore mamans, toujours mamans : BONNE FETE !
Je ne connais pas de rôle, de mission, de responsabilité plus belle que celle de mettre au monde, puis de nourrir, de conduire par la main sur tous les chemins de la vie que ce temps infini d'être mère.
A vous, mes jeunes amies, mamans d'enfants différents, cabossés et bouleversants, je vous dois mes émerveillements de vous connaître si joyeuses, si fortes et si bellement porteuses de vie.
A vous, mes amies de mon âge, grands'mères souvent seules, je vous dois de doux partages d'inquiétude, d'amertume parfois, d'élans de vie malgré tout, de confidences murmurées, de soutien dans nos solitudes.
A toi, ma fille, maman de deux garçons, je te dois ta discrète sollicitude, ton inaltérable attachement...
A toi, maman, je te dois LA VIE.
Et à toi, jeune Ginéenne d'Amérique, veuve et maman d'une jeune fille de 16 ans, employée au Sofitel de New-York, définitvement abîmée par la sordide trilogie "sexe-pouvoir-argent", je te donne ma compassion et toute la force de ma "sororitude".
Nanette
Futures mamans, déjà mamans, encore mamans, toujours mamans : BONNE FETE !
Je ne connais pas de rôle, de mission, de responsabilité plus belle que celle de mettre au monde, puis de nourrir, de conduire par la main sur tous les chemins de la vie que ce temps infini d'être mère.
A vous, mes jeunes amies, mamans d'enfants différents, cabossés et bouleversants, je vous dois mes émerveillements de vous connaître si joyeuses, si fortes et si bellement porteuses de vie.
A vous, mes amies de mon âge, grands'mères souvent seules, je vous dois de doux partages d'inquiétude, d'amertume parfois, d'élans de vie malgré tout, de confidences murmurées, de soutien dans nos solitudes.
A toi, ma fille, maman de deux garçons, je te dois ta discrète sollicitude, ton inaltérable attachement...
A toi, maman, je te dois LA VIE.
Et à toi, jeune Ginéenne d'Amérique, veuve et maman d'une jeune fille de 16 ans, employée au Sofitel de New-York, définitvement abîmée par la sordide trilogie "sexe-pouvoir-argent", je te donne ma compassion et toute la force de ma "sororitude".
Nanette
vendredi 20 mai 2011
DSK : "la traversée de l'en-bas"
Inutile d'en rajouter. Dans cette tragédie de "l'affaire DSK", seul le silence s'impose.
J'ai repris l'un des plus beaux livres de Maurice Bellet, "La traversée de l'en-bas" qui m'avait tant bouleversée à sa première lecture. Et j'ai ouvert quelques pages, au hasard : "Qu'ont-ils à dire à l'homme d'en bas, tous ces gens-là ? Rien. Il faudrait qu'ils descendent pour de bon ; qu'ils acceptent d'être qui ils sont, pour cette part d'eux-mêmes qui communie à la détresse innommable. Ils auront alors une chance d'entrer dans la grande humilité, qui les rendra capables d'écouter ; et il pourra même se faire que leur savoir et leur expérience ne soient pas vains, que leur parole puisse être, à ceux et à celles d'en bas, confortation et nourriture. Mais quelle fin du monde !...C'est en bas que se fait le décisif. Prodigieuse découverte. C'est dans le lieu de ténèbre impénétrable que commence la primitive lumière, c'est dans le lieu de mort que vivre advient... Il faut, il faut qu'au-delà de moi, en moi-même advienne ce que je ne sais pas, ne tiens pas, ne saisis pas - l'obscure lumière d'un soleil qui est toute-puissance au-dessus du volcan..."
Voilà quelques réflexions qui, selon moi, s'adressent à tous. A Dominique Strauss-Kahn bien sûr et à son entourage mais aussi aux journalistes, hommes et femmes politiques, magistrats et hommes de lois de tout poil et à n'importe citoyen, tous considérablement ébranlés par cette affaire qui ne fait que commencer.
Nanette
J'ai repris l'un des plus beaux livres de Maurice Bellet, "La traversée de l'en-bas" qui m'avait tant bouleversée à sa première lecture. Et j'ai ouvert quelques pages, au hasard : "Qu'ont-ils à dire à l'homme d'en bas, tous ces gens-là ? Rien. Il faudrait qu'ils descendent pour de bon ; qu'ils acceptent d'être qui ils sont, pour cette part d'eux-mêmes qui communie à la détresse innommable. Ils auront alors une chance d'entrer dans la grande humilité, qui les rendra capables d'écouter ; et il pourra même se faire que leur savoir et leur expérience ne soient pas vains, que leur parole puisse être, à ceux et à celles d'en bas, confortation et nourriture. Mais quelle fin du monde !...C'est en bas que se fait le décisif. Prodigieuse découverte. C'est dans le lieu de ténèbre impénétrable que commence la primitive lumière, c'est dans le lieu de mort que vivre advient... Il faut, il faut qu'au-delà de moi, en moi-même advienne ce que je ne sais pas, ne tiens pas, ne saisis pas - l'obscure lumière d'un soleil qui est toute-puissance au-dessus du volcan..."
Voilà quelques réflexions qui, selon moi, s'adressent à tous. A Dominique Strauss-Kahn bien sûr et à son entourage mais aussi aux journalistes, hommes et femmes politiques, magistrats et hommes de lois de tout poil et à n'importe citoyen, tous considérablement ébranlés par cette affaire qui ne fait que commencer.
Nanette
jeudi 12 mai 2011
Prichnou-aux-coquelicots
C'était beau comme une promenade au coeur d'un Claude Monet : un champ de coquelicots agités par un léger vent d'autan tout près de la Garonne, une colonne d'amis serpentant en silence à travers des rues embaumant le réséda, le chèvrefeuille, la rose, le jasmin ; des cerisiers vert et rouge, des milliers de salades plantées comme des bataillons de petits soldats, des jardins familiaux où l'on se cotoyait armés de bêches et de rateaux pour retourner une dernière fois la terre avant les semailles...
C'était notre "prichnou-aux-coquelicots" en cette douce matinée printanière, notre rendez-vous mensuel autour de textes donnant à penser, ensemble ou séparément, le temps d'une matinée partagée. Aujourd'hui, nous étions accompagnés, grâce aux Actes des Apôtres, par Philippe et l'eunuque éthiopien, ce gros plein de sous haut fonctionnaire s'en retournant de Jérusalem après être venu "adorer Dieu".
Sur la route, entre Jérusalem et Gaza (!), il rencontre Philippe qui, lui, a déjà compris bien des choses en ce domaine...Dans son char, l'eunuque lit...le prophète Isaïe. Seulement il n'y comprend goutte. Et Philippe, bien inspiré par l'ange, court derrière lui, monte dans le char et lui propose une explication de texte ! Que le gros plein de sous accepte avec une humilité totale. Quelle merveille ! Du coup les explications de Philippe concernant la Bonne Nouvelle deviennent limpides pour notre haut fonctionnaire confortablement assis dans son char ; il découvre une nouvelle dimension à la vie, il est passé derrière le miroir. Il a été touché au coeur. Et sans plus réfléchir il demande à Philippe de le baptiser... Un point d'eau sur la route, on arrête le char et hop, les deux hommes se retrouvent dans l'eau, l'apôtre baptisant l'Ethiopien...Et puis, comme sur la route d'Emmaüs, l'apôtre disparaît aux yeux du nouveau chrétien. Le voilà maintenant sur la route d'Ashdod, appelé à de nouvelles aventures...Et l'eunuque, tout joyeux, poursuit son chemin !
Jérusalem, Gaza, Ashdod : des noms qui résonnent souvent douloureusement en ce temps de paix difficile à inventer.
Il a suffi d'un champ de coquelicots, de parfums subtils répandus au fil des rues, de chants d'oiseaux, de silence et de belles amitiés partagées pour qu'une fois encore ces textes millénaires s'ouvrent à nos coeurs et à nos intelligences. Pour qu'ils nous aident à mieux vivre aujourd'hui. "Beauté du monde et souffrance des hommes" disait François Varillon.
Nanette
C'était notre "prichnou-aux-coquelicots" en cette douce matinée printanière, notre rendez-vous mensuel autour de textes donnant à penser, ensemble ou séparément, le temps d'une matinée partagée. Aujourd'hui, nous étions accompagnés, grâce aux Actes des Apôtres, par Philippe et l'eunuque éthiopien, ce gros plein de sous haut fonctionnaire s'en retournant de Jérusalem après être venu "adorer Dieu".
Sur la route, entre Jérusalem et Gaza (!), il rencontre Philippe qui, lui, a déjà compris bien des choses en ce domaine...Dans son char, l'eunuque lit...le prophète Isaïe. Seulement il n'y comprend goutte. Et Philippe, bien inspiré par l'ange, court derrière lui, monte dans le char et lui propose une explication de texte ! Que le gros plein de sous accepte avec une humilité totale. Quelle merveille ! Du coup les explications de Philippe concernant la Bonne Nouvelle deviennent limpides pour notre haut fonctionnaire confortablement assis dans son char ; il découvre une nouvelle dimension à la vie, il est passé derrière le miroir. Il a été touché au coeur. Et sans plus réfléchir il demande à Philippe de le baptiser... Un point d'eau sur la route, on arrête le char et hop, les deux hommes se retrouvent dans l'eau, l'apôtre baptisant l'Ethiopien...Et puis, comme sur la route d'Emmaüs, l'apôtre disparaît aux yeux du nouveau chrétien. Le voilà maintenant sur la route d'Ashdod, appelé à de nouvelles aventures...Et l'eunuque, tout joyeux, poursuit son chemin !
Jérusalem, Gaza, Ashdod : des noms qui résonnent souvent douloureusement en ce temps de paix difficile à inventer.
Il a suffi d'un champ de coquelicots, de parfums subtils répandus au fil des rues, de chants d'oiseaux, de silence et de belles amitiés partagées pour qu'une fois encore ces textes millénaires s'ouvrent à nos coeurs et à nos intelligences. Pour qu'ils nous aident à mieux vivre aujourd'hui. "Beauté du monde et souffrance des hommes" disait François Varillon.
Nanette
mercredi 11 mai 2011
La Croisette s'amuse...
Enfin ! Nous voilà embarqués pour une bonne dizaine de jours sur les ailes enchantées du cinéma ! Cannes a repris ses couleurs de paillettes et surtout de capitale mondiale du film.
En direct, la cérémonie d'ouverture, le tapis rouge, les photographes, les décolletés affolants, les jambes sans fin de Faye Dunaway sur l'affiche officielle et celles, bien réelles, d'Uma Thurman, membre du jury... Et puis toujours ce tendre grain de beauté sur la joue droite de Robert de Niro, le président du jury, longuement applaudi à son entrée sur l'immense plateau du Palais ; et encore le fauteuil roulant de Bernardo Bertolucci recevant une palme d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre.Et les quelques pas un peu gauches de l'animatrice de la soirée, Mélanie Laurent, sur les accords de "New York, New York joués au piano.
Petits détails sans importance certes mais qui déjà s'inscrivent dans l'histoire déjà longue, 64 ans, de ce Festival de Cannes mythique dans le monde merveilleux du cinéma.
On nous promet dix jours de bonheur, de passion, d'émotion.
A ne pas bouder en ces temps de destruction et de fureur.
Nanette
En direct, la cérémonie d'ouverture, le tapis rouge, les photographes, les décolletés affolants, les jambes sans fin de Faye Dunaway sur l'affiche officielle et celles, bien réelles, d'Uma Thurman, membre du jury... Et puis toujours ce tendre grain de beauté sur la joue droite de Robert de Niro, le président du jury, longuement applaudi à son entrée sur l'immense plateau du Palais ; et encore le fauteuil roulant de Bernardo Bertolucci recevant une palme d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre.Et les quelques pas un peu gauches de l'animatrice de la soirée, Mélanie Laurent, sur les accords de "New York, New York joués au piano.
Petits détails sans importance certes mais qui déjà s'inscrivent dans l'histoire déjà longue, 64 ans, de ce Festival de Cannes mythique dans le monde merveilleux du cinéma.
On nous promet dix jours de bonheur, de passion, d'émotion.
A ne pas bouder en ces temps de destruction et de fureur.
Nanette
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