Cette information entendue ce matin sur France Inter : "les évêques réfléchissent à l'éventualité de procéder au mariage religieux avant le mariage civil". Poisson d'avril ? Que nenni ! Tentative de séduction en direction des intégristes de tout poil...
On le sait en France la loi prévoit que le mariage civil doit précéder le mariage religieux. Une garantie républicaine solide contre toute tentative d'endoctrinement ou de soumission. Or certains "religieux" estiment qu'en légalisant le mariage homosexuel, le mariage perd son essence originelle. Donc s'extrait de la légalité. Rien n'interdirait alors de se marier religieusement avant de passer devant M. le Maire. A chacun ses hors-la-loi !
Du coup, on suppose déjà qu'une telle mesure réjouirait les protestants évangéliques et les musulmans radicaux. Les troupes traditionnalistes grossiraient à vue d'oeil, toutes croyances confondues. Et la laïcité aurait du plomb dans l'aile, une fois encore...
Les défenseurs de la laïcité ne vont pas manquer de monter au créneau pour défendre cet acquis fondamental de notre démocratie républicaine. Quant aux Eglises, quelles qu'elles soient, espérons qu'elles trouveront en leur sein des représentants soucieux de distinguer le spirituel du temporel et de défendre un vivre ensemble bien malmené en ces temps de grandes turbulences culturelles...
Nanette
lundi 27 août 2012
dimanche 26 août 2012
Mon Neil Armstrong à moi
Bonheur de retrouver mon écran après plus d'un mois de séparation... Terrible dépendance !
Ce retour parmi les drogués de la communication planétaire, je veux le fêter par un grand coup de chapeau à un authentique héros des temps modernes : Neil Armstrong qui, justement, vient de s'envoler vers d'autres planètes dans le monde intersidéral... Et qui conservera toujours au fond de mon coeur une place à part : je lui dois le plus cadeau qui soit.
Comme tout un chacun, je me souviens parfaitement de ces instants historiques, de cette fameuse nuit du 21 juillet 1969 où Neil Armstrong posa patte de velours dans la poussière lunaire. Moments d'une force inoubliable !
Sachant depuis quelques jours que j'étais enceinte, je décidai d'aller annoncer la bonne nouvelle à mes parents, en vacances dans la Bretagne profonde, au coeur de l'Argoat, dans une ferme perdue au milieu des champs et d'un élevage de cochons ! Fort miraculeusement, les agriculteurs possédaient un poste de télévision, en noir et blanc soit mais doté d'une image !
A 2 h 30 du matin, le réveil sonnait et nous descendions tous dans la salle à manger, le coeur battant et la prunelle vive. La suite, tout le monde l'a vécue. Un demi milliard de coeurs battaient à l'unisson sur la planète. Une ère nouvelle s'ouvrait, le rêve entrait dans chaque maison par le truchement de ces "étranges lucarnes" devenues si familières depuis. Jamais un être humain n'avait foulé le sol d'une autre planète. Fantastique rêve... Et pour moi fantastique cadeau que ce premier bébé qui participait à de tels instants de bonheur collectif.
Ma fille est née le 7 février suivant. Totalement passionnée par le vol des oiseaux, elle est instructeur planeur, brevetée pilote amateur et travaille chez le grand constructeur européen d'avions... Quant à moi, il paraît que je dois la vie à une belle histoire d'amour vécue par mes parents au "Bar de l'Escadrille" du Bourget pendant une permission de mon père, aérostier pendant la "drôle guerre"...
Qui donc, après çà, oserait parler de liberté ?
On n'échappe pas à son destin !
Nanette
Ce retour parmi les drogués de la communication planétaire, je veux le fêter par un grand coup de chapeau à un authentique héros des temps modernes : Neil Armstrong qui, justement, vient de s'envoler vers d'autres planètes dans le monde intersidéral... Et qui conservera toujours au fond de mon coeur une place à part : je lui dois le plus cadeau qui soit.
Comme tout un chacun, je me souviens parfaitement de ces instants historiques, de cette fameuse nuit du 21 juillet 1969 où Neil Armstrong posa patte de velours dans la poussière lunaire. Moments d'une force inoubliable !
Sachant depuis quelques jours que j'étais enceinte, je décidai d'aller annoncer la bonne nouvelle à mes parents, en vacances dans la Bretagne profonde, au coeur de l'Argoat, dans une ferme perdue au milieu des champs et d'un élevage de cochons ! Fort miraculeusement, les agriculteurs possédaient un poste de télévision, en noir et blanc soit mais doté d'une image !
A 2 h 30 du matin, le réveil sonnait et nous descendions tous dans la salle à manger, le coeur battant et la prunelle vive. La suite, tout le monde l'a vécue. Un demi milliard de coeurs battaient à l'unisson sur la planète. Une ère nouvelle s'ouvrait, le rêve entrait dans chaque maison par le truchement de ces "étranges lucarnes" devenues si familières depuis. Jamais un être humain n'avait foulé le sol d'une autre planète. Fantastique rêve... Et pour moi fantastique cadeau que ce premier bébé qui participait à de tels instants de bonheur collectif.
Ma fille est née le 7 février suivant. Totalement passionnée par le vol des oiseaux, elle est instructeur planeur, brevetée pilote amateur et travaille chez le grand constructeur européen d'avions... Quant à moi, il paraît que je dois la vie à une belle histoire d'amour vécue par mes parents au "Bar de l'Escadrille" du Bourget pendant une permission de mon père, aérostier pendant la "drôle guerre"...
Qui donc, après çà, oserait parler de liberté ?
On n'échappe pas à son destin !
Nanette
vendredi 6 juillet 2012
La vieille culturée
ça y est : ils sont en vacances ! Ce soir, c'est la grande débandade chez les pitchouns et jusqu'aux ados. "les cahiers au feu, la maîtresse au milieu !"
Seulement, les papas-mamans, eux, avaient encore, dans le meilleur des cas, une journée de travail à assurer avant les grands départs.
Alors bienvenue, les grand'mères...
Donc j'étais "de garde" aujourd'hui, pour mon plus grand plaisir... Antoine, fier de ses 10 ans et de son passage au collège à la rentrée, et Wilfried, son copain allemand, pas encore 10 ans et débarquant lui aussi au collège.
Grandes parties de ping-pong, quelques jeux vidéo, un gratouillis de guitare pour Antoine, des goûters plus que copieux et beaucoup de bonne humeur.
Wilfried ira au Portugal en caravane avec ses parents. J'entame la conversation : "Tu as de la chance, c'est très sympa, le Portugal, et les gens sont très chaleureux".
-Tu connais le Portugal ?
- Oui, j'y suis allée.
- Je m'en doutais !
- Pourquoi ?
- Parce que tu es vieille !"
Je m'en étrangle en hurlant de rire...
- Tu sais, ne dis pas çà à n'importe qui !
- Toi, tu es une vieille culturée !"
Quel beau cadeau, cher Wilfried...La vieille culturée te remercie bien bas...
Voilà, moi aussi je pars en vacances. Pas au Portugal mais pour un bon bout de temps...
Alors bonnes retrouvailles automnales et surtout : où que vous viviez, qui que vous soyiez, ne vous abandonnez pas à la sinistrose et à toutes ces balivernes !
Laissez-vous traverser par la vie.
Nanette
Seulement, les papas-mamans, eux, avaient encore, dans le meilleur des cas, une journée de travail à assurer avant les grands départs.
Alors bienvenue, les grand'mères...
Donc j'étais "de garde" aujourd'hui, pour mon plus grand plaisir... Antoine, fier de ses 10 ans et de son passage au collège à la rentrée, et Wilfried, son copain allemand, pas encore 10 ans et débarquant lui aussi au collège.
Grandes parties de ping-pong, quelques jeux vidéo, un gratouillis de guitare pour Antoine, des goûters plus que copieux et beaucoup de bonne humeur.
Wilfried ira au Portugal en caravane avec ses parents. J'entame la conversation : "Tu as de la chance, c'est très sympa, le Portugal, et les gens sont très chaleureux".
-Tu connais le Portugal ?
- Oui, j'y suis allée.
- Je m'en doutais !
- Pourquoi ?
- Parce que tu es vieille !"
Je m'en étrangle en hurlant de rire...
- Tu sais, ne dis pas çà à n'importe qui !
- Toi, tu es une vieille culturée !"
Quel beau cadeau, cher Wilfried...La vieille culturée te remercie bien bas...
Voilà, moi aussi je pars en vacances. Pas au Portugal mais pour un bon bout de temps...
Alors bonnes retrouvailles automnales et surtout : où que vous viviez, qui que vous soyiez, ne vous abandonnez pas à la sinistrose et à toutes ces balivernes !
Laissez-vous traverser par la vie.
Nanette
dimanche 17 juin 2012
Que de bonnes nouvelles !
Bonheur dès potron-minet : les bonnes nouvelles tombent en rafale...
D'abord cette victoire sans conteste : le Parti socialiste a la majorité absolue à l'Assemblée Nationale ; donc le gouvernement n'aura pas besoin des Verts, intransigeants sur l'anti-nucléaire, ni du Front de Gauche, intransigeant sur l'anti-capitalisme, pour gouverner et légiférer. Ensuite le Front National ne parvient pas à faire entrer sa "chef" pleine de haine à l'Assemblée. On n'entendra pas la carnassière Marine hurler à partir des bancs des parlementaires ; par contre son homme-lige, Gilbert Collard, élu dans le Sud, s'annonce déjà comme "le casse-couilles" de la démocratie. On retrouve bien dans ces propos toute la délicatesse des membres du FN !
Autre leçon d'équilibre : les parachutés sont restés au tapis. Ségolène Royal, Jack Lang pour la gauche, Claude Guéant pour la droite.
François Bayrou a réussi son suicide politique : battu dans les Pyrénées-Atlantiques après avoir choisi de voter pour François Hollande au second tour des présidentielles. A force de jouer à l'âne de Buridan, il a fini par boire le bouillon. Son suicide ne manquait pas de panache, cher à Henri IV son héros béarnais.
Autre bonne nouvelle pour nous les femmes : 155 femmes sont élues, soit 45 de plus que dans l'assemblée précédente. Pas encore la parité mais fichetrement mieux quand même !
Enfin, cerise sur le gâteau : la Grèce a voté pour la droite favorable à l'Europe ! Les Grecs resteront donc dans la zone euro. La droite alliée aux socialistes ont la majorité.
Le berceau de la démocratie nous offre une belle leçon !
Nanette
D'abord cette victoire sans conteste : le Parti socialiste a la majorité absolue à l'Assemblée Nationale ; donc le gouvernement n'aura pas besoin des Verts, intransigeants sur l'anti-nucléaire, ni du Front de Gauche, intransigeant sur l'anti-capitalisme, pour gouverner et légiférer. Ensuite le Front National ne parvient pas à faire entrer sa "chef" pleine de haine à l'Assemblée. On n'entendra pas la carnassière Marine hurler à partir des bancs des parlementaires ; par contre son homme-lige, Gilbert Collard, élu dans le Sud, s'annonce déjà comme "le casse-couilles" de la démocratie. On retrouve bien dans ces propos toute la délicatesse des membres du FN !
Autre leçon d'équilibre : les parachutés sont restés au tapis. Ségolène Royal, Jack Lang pour la gauche, Claude Guéant pour la droite.
François Bayrou a réussi son suicide politique : battu dans les Pyrénées-Atlantiques après avoir choisi de voter pour François Hollande au second tour des présidentielles. A force de jouer à l'âne de Buridan, il a fini par boire le bouillon. Son suicide ne manquait pas de panache, cher à Henri IV son héros béarnais.
Autre bonne nouvelle pour nous les femmes : 155 femmes sont élues, soit 45 de plus que dans l'assemblée précédente. Pas encore la parité mais fichetrement mieux quand même !
Enfin, cerise sur le gâteau : la Grèce a voté pour la droite favorable à l'Europe ! Les Grecs resteront donc dans la zone euro. La droite alliée aux socialistes ont la majorité.
Le berceau de la démocratie nous offre une belle leçon !
Nanette
mercredi 13 juin 2012
Sangs mêlés
Demain, 14 juin, se déroulera la "Journée mondiale du don du sang".
Merveilleuse initiative en ces temps de guerres civiles et de massacres sans répit. Je ne peux que frémir d'inquiétude face à la situation tunisienne ; depuis hier le couvre-feu a été instauré à Tunis et dans les principales villes de Tunisie face à la recrudescence des actions ultra violentes des salafistes extrêmistes téléguidés par Alqmi depuis Le Caire. Un homme a été tué ce matin à Sousse. Du sang a coulé. Et je ne parlerai même pas des atrocités quotidiennes perpétrées en Syrie, en Irak, en Afghanistan, autant de terres gorgées du sang d'innocentes victimes.
En cette veille d'une journée consacrée aux dons généreux de cette sève primordiale et vitale, je veux donner un grand coup de chapeau aux jeunes de l'association Coexister ; une association née à Paris voici déjà quatre ans, à l'initiative d'enfants dont les parents sont eux-mêmes impliqués dans le dialogue interreligieux, regroupant des jeunes musulmans, chrétiens, juifs, athées et agnostiques, étudiants la plupart du temps. Ces jeunes de Coexister ont choisi d'organiser dimanche prochain, 17 juin à Paris, une journée de solidarité interreligieuse autour du don du sang. Ils l'ont baptisée "Ensemble à sang %". Quelle trouvaille ! Leur slogan : "Faire couler le sang pour la paix et plus pour la guerre". Au cours de tables rondes, de rencontres et de débats, les jeunes de Coexister -qui ont participé aux dernières JMJ de Madrid- inviteront les participants à parler fraternité et laïcité, devise républicaine et dialogue interreligieux, le tout dans une ambiance festive animée par des scouts de toutes obédiences.
Qu'il leur en faut, de l'énergie et de l'espérance, à tous ces jeunes épris de liberté et de goût des autres pour mener à bien de telles intiatives...
Pour ceux et celles qui auraient envie de mieux connaître ces prophètes des temps futurs, voici l'adresse de leur site : http://www.coexister.fr/
Nanette
Merveilleuse initiative en ces temps de guerres civiles et de massacres sans répit. Je ne peux que frémir d'inquiétude face à la situation tunisienne ; depuis hier le couvre-feu a été instauré à Tunis et dans les principales villes de Tunisie face à la recrudescence des actions ultra violentes des salafistes extrêmistes téléguidés par Alqmi depuis Le Caire. Un homme a été tué ce matin à Sousse. Du sang a coulé. Et je ne parlerai même pas des atrocités quotidiennes perpétrées en Syrie, en Irak, en Afghanistan, autant de terres gorgées du sang d'innocentes victimes.
En cette veille d'une journée consacrée aux dons généreux de cette sève primordiale et vitale, je veux donner un grand coup de chapeau aux jeunes de l'association Coexister ; une association née à Paris voici déjà quatre ans, à l'initiative d'enfants dont les parents sont eux-mêmes impliqués dans le dialogue interreligieux, regroupant des jeunes musulmans, chrétiens, juifs, athées et agnostiques, étudiants la plupart du temps. Ces jeunes de Coexister ont choisi d'organiser dimanche prochain, 17 juin à Paris, une journée de solidarité interreligieuse autour du don du sang. Ils l'ont baptisée "Ensemble à sang %". Quelle trouvaille ! Leur slogan : "Faire couler le sang pour la paix et plus pour la guerre". Au cours de tables rondes, de rencontres et de débats, les jeunes de Coexister -qui ont participé aux dernières JMJ de Madrid- inviteront les participants à parler fraternité et laïcité, devise républicaine et dialogue interreligieux, le tout dans une ambiance festive animée par des scouts de toutes obédiences.
Qu'il leur en faut, de l'énergie et de l'espérance, à tous ces jeunes épris de liberté et de goût des autres pour mener à bien de telles intiatives...
Pour ceux et celles qui auraient envie de mieux connaître ces prophètes des temps futurs, voici l'adresse de leur site : http://www.coexister.fr/
Nanette
lundi 4 juin 2012
La confiance sinon rien...
Quoi d'autre que la confiance ?
Depuis quelques jours, repassant dans ma tête les différents événements du monde auxquels je m'intéresse ces jours-ci, je ne trouve aucun autre remède que la confiance. Un remède qui s'apparente peut-être à un placebo, diront certains sceptiques ! Tant pis.
Les manifestations québecoises s'enlisent dans d'étranges négociations, les deux parties jouant au dialogue de sourds. Le gouvernement de Jean Charest fait semblant de croire que les prochaines élections règleront le problème tandis que les étudiants continuent à taper, mollement, sur leurs casseroles, sachant très bien que d'autres problèmes -bien plus fondamentaux que le prix des inscriptions dans les facultés- couvent sous la cendre
En Egypte, des milliers de manifestants se sont retrouvés place Tahrir, au Caire, pour protester contre le verdict d'acquittement de généraux proches de l'ancien président et de ses deux fils. Du coup, les Frères Musulmans jouent sur du velours pour remporter les élections du 17 juin prochain. L'ombre de Moubarak, condamné à la prison à vie, envahit encore les prétoires et les révolutionnaires le crient haut et fort.
En Syrie, on n'en finit plus de compter chaque jour des dizaines de nouveaux morts, malgré les protestations internationales, malgré la contamination de la guerre civile vers le Liban mais... personne n'y peut rien !
En Tunisie, les islamistes modérés d'Ennahdha font le gros dos pour tenter de maintenir le calme tant que la rédaction de la Constitution n'est pas terminée et que les élections législatives, prévues pour mars 2013, se préparent.
En Italie, les journaux distillent quotidiennement à petit feu de nouveaux documents enfonçant le clou sur l'incapacité du pape à tenir la boutique du Vatican comme ce serait nécessaire... Les corbeaux s'en donnent à coeur joie et le travail de sappe, peut-être salutaire, poursuit son oeuvre....
Devant ces imbroglios multiples, ces murs contre lesquels des peuples entiers se fracassent, comment se positionner ? Comment réagir ?
Deux seules attitudes possibles, du moins pour moi : d'abord laisser du temps au temps, se répéter que l'Histoire a besoin de patience pour s'écrire dans la durée, que nulle part on ne peut faire l'économie de soubresauts dramatiques ; ensuite laisser monter en soi ce beau sentiment de confiance envers l'humanité, quoi qu'il arrive. Et aussi admettre que chaque peuple écrit sa propre histoire, hors de toute influence extérieure.
Alors tout de même : une belle révérence admirative à celle qui incarne cette solidité granitique depuis soixante ans, malgré les tempêtes et les coups de tabac de toutes sortes, la reine Elisabeth II d'Angleterre...
Chapeau, Majesté !
Nanette
Depuis quelques jours, repassant dans ma tête les différents événements du monde auxquels je m'intéresse ces jours-ci, je ne trouve aucun autre remède que la confiance. Un remède qui s'apparente peut-être à un placebo, diront certains sceptiques ! Tant pis.
Les manifestations québecoises s'enlisent dans d'étranges négociations, les deux parties jouant au dialogue de sourds. Le gouvernement de Jean Charest fait semblant de croire que les prochaines élections règleront le problème tandis que les étudiants continuent à taper, mollement, sur leurs casseroles, sachant très bien que d'autres problèmes -bien plus fondamentaux que le prix des inscriptions dans les facultés- couvent sous la cendre
En Egypte, des milliers de manifestants se sont retrouvés place Tahrir, au Caire, pour protester contre le verdict d'acquittement de généraux proches de l'ancien président et de ses deux fils. Du coup, les Frères Musulmans jouent sur du velours pour remporter les élections du 17 juin prochain. L'ombre de Moubarak, condamné à la prison à vie, envahit encore les prétoires et les révolutionnaires le crient haut et fort.
En Syrie, on n'en finit plus de compter chaque jour des dizaines de nouveaux morts, malgré les protestations internationales, malgré la contamination de la guerre civile vers le Liban mais... personne n'y peut rien !
En Tunisie, les islamistes modérés d'Ennahdha font le gros dos pour tenter de maintenir le calme tant que la rédaction de la Constitution n'est pas terminée et que les élections législatives, prévues pour mars 2013, se préparent.
En Italie, les journaux distillent quotidiennement à petit feu de nouveaux documents enfonçant le clou sur l'incapacité du pape à tenir la boutique du Vatican comme ce serait nécessaire... Les corbeaux s'en donnent à coeur joie et le travail de sappe, peut-être salutaire, poursuit son oeuvre....
Devant ces imbroglios multiples, ces murs contre lesquels des peuples entiers se fracassent, comment se positionner ? Comment réagir ?
Deux seules attitudes possibles, du moins pour moi : d'abord laisser du temps au temps, se répéter que l'Histoire a besoin de patience pour s'écrire dans la durée, que nulle part on ne peut faire l'économie de soubresauts dramatiques ; ensuite laisser monter en soi ce beau sentiment de confiance envers l'humanité, quoi qu'il arrive. Et aussi admettre que chaque peuple écrit sa propre histoire, hors de toute influence extérieure.
Alors tout de même : une belle révérence admirative à celle qui incarne cette solidité granitique depuis soixante ans, malgré les tempêtes et les coups de tabac de toutes sortes, la reine Elisabeth II d'Angleterre...
Chapeau, Majesté !
Nanette
lundi 28 mai 2012
Les corbeaux du Vatican
La colombe de l'Esprit-Saint a du plomb dans l'aile. Alors que partout dans le monde, l'Eglise catholique célèbre la fête de la Pentecôte symbolisée par la descente de l'Esprit sur les apôtres sous la forme de ce volatile pacifique, voilà que le Vatican est secoué par un nouveau scandale : la mise en prison du majordome du pape Benoît XVI accusé d'être le "corbeau" déstabilisateur du plus petit état du monde.
Cette fois, l'affaire est grave. Ce monsieur, que Jean-Paul II appelait affectueusement "Paoleto", officiait près du pape quasiment 24 heures sur 24, assistant à son lever et à son coucher, lui prêtant aide et assistance pour le moindre de ses gestes, assis à ses côtés dans la "papamobile", l'entourant de sa prévenance en toutes occasions. Comme quoi on n'est jamais trahi que par les siens. Liliane Bettencourt, la propriétaire milliardaire de l'Oréal, elle aussi trahie par son majordome, en sait quelque chose...
Ce Paoleto donc, si l'on en croit le journal catholique La Croix du lundi 21 mai (déjà !) aurait tout bonnement subtilisé des documents confidentiels dans les tiroirs personnels du pape pour les photocopier chez lui et les envoyer à un journaliste ami qui a publié toute cette manne bénie dans un livre aussitôt publié : "Sa Sainteté : les papiers secrets de Benoît XVI". Pour la modique somme de 16 euros, on peut tout savoir du numéro du compte bancaire du pape sur la banque vaticane, de notes confidentielles sur les uns ou les autres, sur les moeurs homosexuelles de tel autre, sur les Légionnaires du Christ ou les intégristes, sur la paternité de tel cardinal.etc.. Un déballage médiatique impensable qui va, une fois de plus, entacher l'image d'une Eglise déjà secouée par de multiples scandales.
Ce corbeau bien peu charitable serait loin d'être unique. Et la police italienne, appelée à se pencher sur ces actes criminels, va sans doute dans les jours à venir déloger bien d'autres corbeaux de leurs nids douillets.
En fait, pour les experts vaticanesques, tout ceci s'apparente à "un coup d'Etat" destiné à préparer la succession de Benoît XVI, vénérable vieillard si peu porté sur les affaires de ce monde... Théologien estimé et reconnu pour la profondeur et la force de ses écrits, Benoît XVI n'a rien d'un homme d'affaires ou d'un chef d'entreprise comme pouvait l'être son prédécesseur. Excellent pianiste, homme de grande culture et de réflexion, il a voulu faire de son pontificat une oeuvre de purification ; il s'est attaqué aux écuries d'Augias de l'Eglise (affaire des Légionnaires du Christ, transparence financière et lutte contre le blanchiment d'argent, scandales pédophiles etc). Il semblerait qu'au sein de la Curie et de bien d'autres instances vaticanes, on n'apprécie que très moyennement ces pratiques éthiques papales et que la résistance se soit installée au sein même de la sainte maison...Les luttes intestines entre tendances idéologiques opposées font rage sous les ors des palais pontificaux et l'on attend, tapis dans l'ombre, le déclin -pour ne pas dire la disparition- de cet homme pieux et timide qu'est le pape actuel.
Le corbeau Paoleto est le premier à tomber. D'autres suivront sans doute. La pure colombe de la paix, dans sa blancheur virginale, s'est envolée de la place Saint-Pierre...
Bon courage, Monsieur-tout-Blanc, comme le chantait le sulfureux et si talentueux Léo Ferré.
Nanette
Cette fois, l'affaire est grave. Ce monsieur, que Jean-Paul II appelait affectueusement "Paoleto", officiait près du pape quasiment 24 heures sur 24, assistant à son lever et à son coucher, lui prêtant aide et assistance pour le moindre de ses gestes, assis à ses côtés dans la "papamobile", l'entourant de sa prévenance en toutes occasions. Comme quoi on n'est jamais trahi que par les siens. Liliane Bettencourt, la propriétaire milliardaire de l'Oréal, elle aussi trahie par son majordome, en sait quelque chose...
Ce Paoleto donc, si l'on en croit le journal catholique La Croix du lundi 21 mai (déjà !) aurait tout bonnement subtilisé des documents confidentiels dans les tiroirs personnels du pape pour les photocopier chez lui et les envoyer à un journaliste ami qui a publié toute cette manne bénie dans un livre aussitôt publié : "Sa Sainteté : les papiers secrets de Benoît XVI". Pour la modique somme de 16 euros, on peut tout savoir du numéro du compte bancaire du pape sur la banque vaticane, de notes confidentielles sur les uns ou les autres, sur les moeurs homosexuelles de tel autre, sur les Légionnaires du Christ ou les intégristes, sur la paternité de tel cardinal.etc.. Un déballage médiatique impensable qui va, une fois de plus, entacher l'image d'une Eglise déjà secouée par de multiples scandales.
Ce corbeau bien peu charitable serait loin d'être unique. Et la police italienne, appelée à se pencher sur ces actes criminels, va sans doute dans les jours à venir déloger bien d'autres corbeaux de leurs nids douillets.
En fait, pour les experts vaticanesques, tout ceci s'apparente à "un coup d'Etat" destiné à préparer la succession de Benoît XVI, vénérable vieillard si peu porté sur les affaires de ce monde... Théologien estimé et reconnu pour la profondeur et la force de ses écrits, Benoît XVI n'a rien d'un homme d'affaires ou d'un chef d'entreprise comme pouvait l'être son prédécesseur. Excellent pianiste, homme de grande culture et de réflexion, il a voulu faire de son pontificat une oeuvre de purification ; il s'est attaqué aux écuries d'Augias de l'Eglise (affaire des Légionnaires du Christ, transparence financière et lutte contre le blanchiment d'argent, scandales pédophiles etc). Il semblerait qu'au sein de la Curie et de bien d'autres instances vaticanes, on n'apprécie que très moyennement ces pratiques éthiques papales et que la résistance se soit installée au sein même de la sainte maison...Les luttes intestines entre tendances idéologiques opposées font rage sous les ors des palais pontificaux et l'on attend, tapis dans l'ombre, le déclin -pour ne pas dire la disparition- de cet homme pieux et timide qu'est le pape actuel.
Le corbeau Paoleto est le premier à tomber. D'autres suivront sans doute. La pure colombe de la paix, dans sa blancheur virginale, s'est envolée de la place Saint-Pierre...
Bon courage, Monsieur-tout-Blanc, comme le chantait le sulfureux et si talentueux Léo Ferré.
Nanette
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