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mardi 15 mai 2012

Foudroyant !

Incroyable ! A peine avait-il décollé, à 17 h 17 très précises, que l'avion transportant le président de la République nouvellement investi, François Hollande, était frappé par la foudre et contraint de rentrer à Villacoublay. On emprunte alors l'avion de secours et on redécolle vers Berlin où la chancelière Angela Merkel attendait le nouveau président français.
Au  moins François Hollande aura-t-il eu une excuse pour son retard... Car, si l'on en croit les gazettes, notre président "normal" est fâché avec les montres... Et aujourd'hui, visiblement, il s'est offert de multiples bains de foule, aussi bien à l'Elysée qu'à l'Arc de Triomphe ou à l'hôtel de ville de Paris, tout entier emprunt d'une émotion très palpable. Les minutes filaient, le retard s'accumulait... Et Angela allait s'impatienter ! Alors ?
Tout de même : comment se peut-il qu'un équipage de pilotes ultra confirmés, seul maître à bord, conscient de surcroit qu'il transportait le président de la République et sa compagne au terme d'une journée historique d'un tel retentissement, ait pu à ce point soit méconnaître les conditions météorologiques soit vouloir forcer cette réalité météo et s'enfoncer dans un orage pour rattraper le retard ? Car avant de décoller, les pilotes connaissaient forcément ces conditions détestables. Déjà au départ de Villacoublay, on voyait bien que la tempête sévissait : les cheveux de François Hollande étaient dressés sur sa tête, ses vêtements battaient dans le vent tandis que le ciel était d'un noir inquiétant...
Décidément, rude journée pour ce nouveau "roi" : déjà le matin il remontait les Champs-Elysées sous une pluie battante et c'est le costume luisant et la chemise rendue transparente par l'averse qu'il ranima la flamme du soldat inconnu... De quoi attraper une pneumonie.
Et voilà que quelques heures plus tard, son avion était frappé par la foudre...
Sombre présage ?
Non ! Surtout pas de ces mauvaises pensées en cette journée pleine d'espérance...

Nanette

Foudroyant !

samedi 5 février 2011

Foudroyant...

Coucou, me revoilà !
Une petite semaine d'escapade normande et parisienne recharge ma pile à "petites âneries".
Et d'abord cette visite à La Foudre, ce haut-lieu dont j'ai tant entendu parler chez mes grands parents maternels et par ma mère. La Foudre, une filature de coton  dirigée par mon grand père à la fin des années 20. Des photos, des cartes postales montraient une belle grande propriété dans un parc, à Petit-Quevilly, banlieue de Rouen, pour moi synonyme de bonheur cossu, de vie aisée...
Nous voilà donc devant La Foudre, en ce dimanche matin plus que frisquet : la belle maison a disparu mais l'usine est intacte, majestueuse, invincible... Une batisse de 150 mètres de long, en briques rouges. "La Foudre a vraisemblalement constitué la plus grande unité textile réalisée en France et sans doute la plus moderne dans les années 1865. Sa taille exceptionnelle et la hardiesse de sa conception ont frappé les contemporains et en font un élément phare du patrimoine industriel français" rapporte une notice. Me voilà foudroyée !
Mon grand père a dirigé cette usine... J'ai si mal connu mon grand père, un Flamand austère et secret, d'une intégrité totale qui, jusqu'au jour de sa retraite, à 82 ans, attendait les ouvriers à la porte de l'usine à 6 h 55 tous les matins, le chapeau sur la tête, non pour les surveiller mais pour montrer l'exemple. A cette époque il dirigeait une autre filature de coton, mais à Roubaix.
Pourquoi à Roubaix ? Parce que la filature de La Foudre, comme tant d'autres usines, fit faillite en 1932, en cette terrible époque de la grande crise économique. La Foudre employait 700 personnes.
700 familles qui du jour au lendemain se retrouvèrent sans travail ni ressources. Il n'y avait ni allocations de chômage ni syndicat -ou si peu !- en ce temps-là où l'on sortait tout juste de la Grande Guerre.
Comme j'aurais voulu entendre mon grand père raconter ses souvenirs...
La Foudre est ensuite devenue une caserne.
Et dans quelques mois sera inauguré "Seine Innopolis", un site "dédié aux technologies de l'information et de la communication"...
Mon cher grand père, n'écoute pas ! Ce n'est pas pour les grandes personnes, ce machin-là !

Nanette