Difficile de tenir la cadence... Simplement par paresse ! C'est ainsi que les jours passent et que le cerveau risque de s'enkyloser. Donc, se forcer à ce petit exercice quotidien. Pas terrible quand même ! Même pas cap !
Mais peut-être aussi (fatale excuse !) est-ce parce que je fais trop de choses, entasse trop d'émotions, emmagasine trop de matériau dans ma pauvre petite tête ! Du coup, les rêves surgissent, toujours les mêmes ; me revisite toujours la même personne, celle qui m'a fait renaître ! D'où un malaise : suis-je visitée par elle parce que c'est la fin prochaine ? Ou pour me dire quelque chose, comme au Cap des Rosiers, en Gaspésie ? Franchement je préfèrerais cette seconde hypothèse...
Je crois qu'au fond, ce sont eux qui sont dans le vrai : les moines de Tibhirine, ceux de cette superbe méditation "Des hommes et des Dieux". La simplicité dans la présence à l'autre, quel qu'il soit. Mais quel chemin ardu pour y parvenir...
Nanette