Les urnes ont parlé. Et bien parlé, en dépit des apparences pour certains.
Nous ne connaissons pas encore les résultats définitifs de ces premières élections législatives en Tunisie mais déjà nous connaissons l'essentiel : le nouveau parti Nidaa Tounes, créé en 2012, arrive en tête des suffrages et emporte quelque 80 sièges au Parlement tandis que le parti islamiste Ennadha est 2è et devrait avoir huit sièges de moins que Nidaa Tounes. Ce qui n'est tout de même pas synonyme de bérézina !
Lors des élections de 2011, Ennadha avait emporté 89 sièges sur 217 ; un record ! Et les partis laïcs, de gauche et d'extrême-gauche s'étaient perdus dans un émiettement fatal. Faute d'avoir su s'entendre, ils ont laissé le champ libre aux islamistes d'Ennadha, beaucoup mieux organisés, structurés en véritable parti politique fort de ses 34% de votants aux premières élections.
Aujourd'hui, les partis d'extrême-gauche et du centre sont laminés.
Les membres d'Ennadha ont beaucoup appris pendant ces trois années et leur chef charismatique Rached Ghannouchi, a fait preuve d'une grande intelligence politique en se débarrassant des encombrants salafistes qui voulaient imposer la charia dans la constitution, en laissant le pouvoir en cours de mandat aux autres partis et aux technocrates -alors que la situation économique devenait chaque jour plus catastrophique !- et, hier, en allant féliciter son adversaire vainqueur, l'inaltérable BCE, Béji Caïd Esselbi qui, à 88 ans, a toutes les chances de devenir le nouveau président de la République, début décembre... Ce BCE, les électeurs l'ont plébiscité comme le seul homme politique véritablement fort du pays. Successivement ministre de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires Etrangères sous l'ère Bourguiba, il a été député sous Ben Ali, président de l'Assemblée puis Premier Ministre intérimaire au début de la révolution du jasmin. Qui dit mieux pour reprendre les rênes du pouvoir pendant cette période délicate qui s'ouvre aujourd'hui ? Il va falloir "inventer le post-islamisme" comme l'écrit Luc de Barochez dans "L'Opinion" de ce jour, "montrer la voie aux autres pays arabes, du moins la voie de la liberté et de la modération" comme le dit Philippe Gélie dans "Le Figaro", savoir faire redémarrer l'économie avec l'aide et le soutien de la société civile tunisienne, "la plus éclairée du monde arabe". Et conserver l'islam, la religion du pays inscrite dans la Constitution, a la place qu'elle doit avoir dans la vie des Tunisiens. Ni plus ni moins.
Les députés d'Ennadha, du moins ceux qui ont été réélus (comme notre chère Mérhézia Labidi, maintenant députée de Nabeul) ou qui viennent de l'être (comme notre amie Sayida, jeune doctorante en sociologie à la Sorbonne, élue des Tunisiens de France nord), une fois leur déception passée, pourront prendre toute leur place dans la vie parlementaire tunisienne et y faire entendre leur voix, à la fois démocratique, féministe, éclairée, compétente, forgée par l'expérience et le courage.
La politique est l'art du compromis, c'est bien connu ! Le chemin est long et caillouteux, pour ne pas dire semé parfois de monstrueux rochers qu'il faut apprendre à contourner.
Mais aussi n'oublions pas l'adage : vox populi, vox Dei !
La Tunisie nous donne aujourd'hui une belle leçon de maturité politique.
Goûtons notre plaisir... si rare en ces temps barbares !
Nanette
mardi 28 octobre 2014
mercredi 1 octobre 2014
Vagabondage autour de mon lit
Encore un anniversaire : voilà 4 ans aujourd'hui que j'ai lancé tous azimuts planétaires (!) ce petit blog sans prétention, vecteur innocent de mes humeurs...
C'est rigolo, parfois excitant, parfois intimidant, le plus souvent une drôle de mise en bouche d'une nouvelle journée.
En guise de cadeau d'anniversaire, j'offre à mon "petit blog" un florilège de citations attrapées au vol au milieu des livres qui, actuellement, s'entassent autour de mon lit.
Des auteurs qui, souvent, m'accompagnent depuis des années :
- "Le fondement de la capacité d'être seul est l'expérience vécue d'être seul en présence de quelqu'un" ; "l'enfant qui n'a pas acquis la capacité d'être seul est toujours dans un état d'immaturité et de dépendance ou de réactions face aux empiètements de l'environnement". Du génial psychanalyste britannique Donald W. Winnicott dans un article publié en 1958.
- "Le prêtre et l'imam" offrant un dialogue sans fard, vif et profond entre Tareq Oubrou, imam de la mosquée de Bordeaux et le Père Christophe Roucou, responsable du Service national pour les Relations avec l'Islam (SRI), publié chez Bayard : un entretien à lire absolument en ces temps de paranoïa généralisée où il est si difficile de garder bon sens et équilibre au milieu du flot d'informations déversées en continu dans la plupart des medias ! Un livre efficace et vigoureux pour qui veut bien ne pas céder au chant des sirènes du malheur et de la barbarie.
- Dans la même veine, mais totalement laïc : lire et relire le petit essai d'Edwy Plenel, "Pour les musulmans", à La Découverte. Le co-fondateur du site Mediapart défend d'une superbe plume "nos compatriotes d'origine, de culture ou de croyance musulmanes contre ceux qui les érigent en boucs émissaires de nos inquiétudes et de nos incertitudes", s'en prenant au premier chef à l'académicien Alain Finkielkraut affirmant un matin de juin 2014 sur les ondes de France Inter : "Il y a un problème de l'islam en France". Du "J'accuse" de Zola défendant le capitaine Dreyfus à "Toutes les civilisations ne se valent pas" de Claude Guéant alors ministre de l'Intérieur au printemps 2012 auquel répondit Serge Letchimy, député de la Martinique, qu'il s'agissait là d'une "injure faite à l'homme", Edwy Plenel argumente solidement sa pensée pour conclure en souhaitant que chacun s'attelle à la tâche de préserver "ce monde commun qu'il nous revient de construire tous ensemble, et non pas de détruire en sombrant dans la guerre de tous contre tous. Ce monde si fragile et si incertain dont les divinités secrètes se nomment la beauté et la bonté. C'est en leur nom qu'il faut dire non à l'ombre qui approche..."
- enfin, mon cher et beau Christian Bobin, dont la poésie illumine tant d'existences ! "La vie, je la trouve dans ce qui m'interrompt, me coupe, me blesse, me contredit..." Et encore, au sujet l'existence de Dieu : "Prouver est un désir de savant ou de policier. Accueillir est un désir d'amoureux". Et encore à propos des puissants : "Il faudra leur arracher ce dont ils sont le plus avares : un regard délivré de tout mépris. Un regard humain, simplement".
Nanette
C'est rigolo, parfois excitant, parfois intimidant, le plus souvent une drôle de mise en bouche d'une nouvelle journée.
En guise de cadeau d'anniversaire, j'offre à mon "petit blog" un florilège de citations attrapées au vol au milieu des livres qui, actuellement, s'entassent autour de mon lit.
Des auteurs qui, souvent, m'accompagnent depuis des années :
- "Le fondement de la capacité d'être seul est l'expérience vécue d'être seul en présence de quelqu'un" ; "l'enfant qui n'a pas acquis la capacité d'être seul est toujours dans un état d'immaturité et de dépendance ou de réactions face aux empiètements de l'environnement". Du génial psychanalyste britannique Donald W. Winnicott dans un article publié en 1958.
- "Le prêtre et l'imam" offrant un dialogue sans fard, vif et profond entre Tareq Oubrou, imam de la mosquée de Bordeaux et le Père Christophe Roucou, responsable du Service national pour les Relations avec l'Islam (SRI), publié chez Bayard : un entretien à lire absolument en ces temps de paranoïa généralisée où il est si difficile de garder bon sens et équilibre au milieu du flot d'informations déversées en continu dans la plupart des medias ! Un livre efficace et vigoureux pour qui veut bien ne pas céder au chant des sirènes du malheur et de la barbarie.
- Dans la même veine, mais totalement laïc : lire et relire le petit essai d'Edwy Plenel, "Pour les musulmans", à La Découverte. Le co-fondateur du site Mediapart défend d'une superbe plume "nos compatriotes d'origine, de culture ou de croyance musulmanes contre ceux qui les érigent en boucs émissaires de nos inquiétudes et de nos incertitudes", s'en prenant au premier chef à l'académicien Alain Finkielkraut affirmant un matin de juin 2014 sur les ondes de France Inter : "Il y a un problème de l'islam en France". Du "J'accuse" de Zola défendant le capitaine Dreyfus à "Toutes les civilisations ne se valent pas" de Claude Guéant alors ministre de l'Intérieur au printemps 2012 auquel répondit Serge Letchimy, député de la Martinique, qu'il s'agissait là d'une "injure faite à l'homme", Edwy Plenel argumente solidement sa pensée pour conclure en souhaitant que chacun s'attelle à la tâche de préserver "ce monde commun qu'il nous revient de construire tous ensemble, et non pas de détruire en sombrant dans la guerre de tous contre tous. Ce monde si fragile et si incertain dont les divinités secrètes se nomment la beauté et la bonté. C'est en leur nom qu'il faut dire non à l'ombre qui approche..."
- enfin, mon cher et beau Christian Bobin, dont la poésie illumine tant d'existences ! "La vie, je la trouve dans ce qui m'interrompt, me coupe, me blesse, me contredit..." Et encore, au sujet l'existence de Dieu : "Prouver est un désir de savant ou de policier. Accueillir est un désir d'amoureux". Et encore à propos des puissants : "Il faudra leur arracher ce dont ils sont le plus avares : un regard délivré de tout mépris. Un regard humain, simplement".
Nanette
mardi 23 septembre 2014
Merci, la Vie !
Coucou ! Me revoilà ! Je suis née aujourd'hui ! Depuis quand ? Bof... Je suis née et je vis, çà me suffit. C'est l'essentiel.
J'attendrai d'avoir cent ans pour compter. Avant, aucun intérêt.
Donc, depuis... des mois, j'ai abandonné mes petites "nanetteries". Plus envie. Trop d'horreurs sur la planète ; trop vite, trop le tournis. Trop de choses qui bouleversent la tête et le cœur. A quoi bon, le matin au saut du lit se réjouir de retrouver son petit blog pour raconter quelques niaiseries, comme disent les québécois ?
Mais ce matin, c'est différent : sur Facebook, un déferlement de petits mots gentils, de souhaits de "bon anniversaire". Ca vient de partout, de personnes que je ne connais même pas mais qui sont des "amis d'amis". Et puis çà vient aussi de vieilles copines, perdues de vue parce qu'elles ont changé de numéro de téléphone, d'amis lointains dont je ne savais même pas qu'ils "savaient" (mais Facebook sait tout, lui) ; d'amis très proches qui confirment par un mail puis par un coup de fil... Cà, c'est super sympa !
Toute cette affection, proche et lointaine, çà aide tout de même à supporter l'insupportable : Gaza, Alep, Homs, les yézidis et les chrétiens de Syrie, d'Irak, les journalistes décapités et le guide de haute montagne enlevé en Algérie, les ex-"premières dames" pleines de rancune et de mesquinerie (ah ! la grande allure d'une Anne Pingot !), les enfants assassinés et les camps de réfugiés qui débordent partout, les "ex-"Président" qui n'en peuvent plus d'être "ex" et qui se croient irremplaçables... La mort d'un jeune ami philosophe qui a su transfigurer ses derniers mois en cadeau à ceux qui restent ; le suicide du mari d'une amie ; la mort de la petite Eva à Tahiti, enlevée à 8 ans par le crabe...
Bon, j'arrête là cette triste litanie.
Une petite note tout de même : lisez absolument l'essai qu'Edwy Plenel vient de publier à La Découverte : "Pour les musulmans". Indispensable pour qui veut remettre bien des idées en place, avec honnêteté et lucidité.
C'est mon anniversaire et je veux dire merci à tous ceux qui m'ont manifesté leur profonde gentillesse, leur affection.
Et merci aussi à la Vie qui me traverse avec une si belle intensité...
Nanette
J'attendrai d'avoir cent ans pour compter. Avant, aucun intérêt.
Donc, depuis... des mois, j'ai abandonné mes petites "nanetteries". Plus envie. Trop d'horreurs sur la planète ; trop vite, trop le tournis. Trop de choses qui bouleversent la tête et le cœur. A quoi bon, le matin au saut du lit se réjouir de retrouver son petit blog pour raconter quelques niaiseries, comme disent les québécois ?
Mais ce matin, c'est différent : sur Facebook, un déferlement de petits mots gentils, de souhaits de "bon anniversaire". Ca vient de partout, de personnes que je ne connais même pas mais qui sont des "amis d'amis". Et puis çà vient aussi de vieilles copines, perdues de vue parce qu'elles ont changé de numéro de téléphone, d'amis lointains dont je ne savais même pas qu'ils "savaient" (mais Facebook sait tout, lui) ; d'amis très proches qui confirment par un mail puis par un coup de fil... Cà, c'est super sympa !
Toute cette affection, proche et lointaine, çà aide tout de même à supporter l'insupportable : Gaza, Alep, Homs, les yézidis et les chrétiens de Syrie, d'Irak, les journalistes décapités et le guide de haute montagne enlevé en Algérie, les ex-"premières dames" pleines de rancune et de mesquinerie (ah ! la grande allure d'une Anne Pingot !), les enfants assassinés et les camps de réfugiés qui débordent partout, les "ex-"Président" qui n'en peuvent plus d'être "ex" et qui se croient irremplaçables... La mort d'un jeune ami philosophe qui a su transfigurer ses derniers mois en cadeau à ceux qui restent ; le suicide du mari d'une amie ; la mort de la petite Eva à Tahiti, enlevée à 8 ans par le crabe...
Bon, j'arrête là cette triste litanie.
Une petite note tout de même : lisez absolument l'essai qu'Edwy Plenel vient de publier à La Découverte : "Pour les musulmans". Indispensable pour qui veut remettre bien des idées en place, avec honnêteté et lucidité.
C'est mon anniversaire et je veux dire merci à tous ceux qui m'ont manifesté leur profonde gentillesse, leur affection.
Et merci aussi à la Vie qui me traverse avec une si belle intensité...
Nanette
mercredi 25 juin 2014
Transport amoureux
Il me revient en mémoire... "Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris..." Victor Hugo et son "Art d'être grand père."
Petit bonheur qui transforme une longue journée.
Sortant de chez le dentiste, cet après-midi, une molaire en moins et la bouche en biais, je m'installe dans le tramway pour rentrer chez moi, un peu dolente. Et, ô divine surprise, mon petit-fils Antoine entre dans mon wagon et s'assied à côté de moi ! 12 ans tout juste. Fier comme tout, ce matin il a pris pour la première fois le tram tout seul, a changé pour le métro et s'est rendu comme un grand chez son autre grand'mère. Et voilà qu'au retour, il tombe sur moi, en retrouvant le tram.
Je ne sais pas pourquoi mais sa jeune présence me rassure. Comme s'il pouvait me protéger en cas de besoin... Un bain de jouvence totalement imprévu.
C'est fou comme le simple fait d'avoir perdu une dent, la première, peut donner une impression de fragilité.
Et c'est beau, cet enfant qui apparaît plein de grâce dans mon horizon, qui s'enhardit dans la découverte de la vie, confiant et sans peur.
Mieux que la première gorgée de bière chère à Philippe Delerm, le surgissement de mon petit bonhomme m'a remplie du lait de l'humaine tendresse...
Nanette
Petit bonheur qui transforme une longue journée.
Sortant de chez le dentiste, cet après-midi, une molaire en moins et la bouche en biais, je m'installe dans le tramway pour rentrer chez moi, un peu dolente. Et, ô divine surprise, mon petit-fils Antoine entre dans mon wagon et s'assied à côté de moi ! 12 ans tout juste. Fier comme tout, ce matin il a pris pour la première fois le tram tout seul, a changé pour le métro et s'est rendu comme un grand chez son autre grand'mère. Et voilà qu'au retour, il tombe sur moi, en retrouvant le tram.
Je ne sais pas pourquoi mais sa jeune présence me rassure. Comme s'il pouvait me protéger en cas de besoin... Un bain de jouvence totalement imprévu.
C'est fou comme le simple fait d'avoir perdu une dent, la première, peut donner une impression de fragilité.
Et c'est beau, cet enfant qui apparaît plein de grâce dans mon horizon, qui s'enhardit dans la découverte de la vie, confiant et sans peur.
Mieux que la première gorgée de bière chère à Philippe Delerm, le surgissement de mon petit bonhomme m'a remplie du lait de l'humaine tendresse...
Nanette
dimanche 1 juin 2014
Le Saint-Esprit se rebiffe !
Allons bon ! Voilà que la belle et prometteuse rencontre proposée par le pape François à Mahmoud Abbas, président de l'Autorité Palestinienne et à Shimon Peres, président de l'Etat d'Israël dans sa "maison" du Vatican n'aura pas lieu le 6 juin comme je l'avais annoncé avec grand enthousiasme... Pour cause de prière musulmane le vendredi 6 puis de shabbat le samedi 7, c'est donc le dimanche 8 juin qu'aura lieu cette extraordinaire réunion de prière.
Tout comptes faits, ce n'est pas plus mal ; c'est le dimanche de la Pentecôte et le Saint-Esprit, censé descendre sur l'humanité ce jour-là aura fort à faire ! Et puis, plus prosaïquement, les medias seront accaparés par les cérémonies du 70ème anniversaire du Débarquement allié le 6 juin, en Normandie principalement. Obama, la reine d'Angleterre, Poutine et tant d'autres personnages très importants mobiliseront micros et caméras du monde entier (ou presque !), ce qui aurait grandement nui à la rencontre vaticane...d'un autre intérêt pour l'avenir du monde. Mais c'est ainsi !
Sans doute un bon tour du Saint-Esprit.
Nanette
Tout comptes faits, ce n'est pas plus mal ; c'est le dimanche de la Pentecôte et le Saint-Esprit, censé descendre sur l'humanité ce jour-là aura fort à faire ! Et puis, plus prosaïquement, les medias seront accaparés par les cérémonies du 70ème anniversaire du Débarquement allié le 6 juin, en Normandie principalement. Obama, la reine d'Angleterre, Poutine et tant d'autres personnages très importants mobiliseront micros et caméras du monde entier (ou presque !), ce qui aurait grandement nui à la rencontre vaticane...d'un autre intérêt pour l'avenir du monde. Mais c'est ainsi !
Sans doute un bon tour du Saint-Esprit.
Nanette
lundi 26 mai 2014
François à Yad Vashem : "Adam, où es-tu ?"
Décidément, ce pape François a le génie de la véritable communication, celle qui relie les hommes entre eux en ce qu'ils ont de plus intime : j'entends ce matin à la radio que la rencontre entre Shimon Peres, Mahmoud Abbas et le pape aura lieu au Vatican le 6 juin prochain. Le jour du 70 ème anniversaire du Débarquement allié en Normandie ! Le jour du début de la fin pour les troupes nazies, l'aube de la reconquête de la liberté et de la paix...
Tandis que sur les plages du Débarquement en Normandie, chefs d'Etat et de gouvernements, rois, reines et officiels en tout genre célèbreront ce jour béni pour l'humanité, trois hommes de bonne volonté portés par un même désir de paix se retrouveront au Vatican pour prier, chacun dans leur foi.
"Homme, qui es-tu ? Qui t'a fait tomber si bas ?" dit, bouleversé, le pape à Yad Vashem.
En invitant les présidents Abbas, de Palestine et Peres, d'Israël à le rencontrer au Vatican, François souhaite trouver un début de réponse à cette interrogation lancinante qui habite notre siècle.
Qui dira encore que le voyage du pape qui se termine dans quelques heures n'est qu'un "pèlerinage en Terre Sainte" ?
On en découvrira dans les jours qui viennent toute la portée politique sous tendue par une puissance spirituelle sans précédent.
Nanette
Tandis que sur les plages du Débarquement en Normandie, chefs d'Etat et de gouvernements, rois, reines et officiels en tout genre célèbreront ce jour béni pour l'humanité, trois hommes de bonne volonté portés par un même désir de paix se retrouveront au Vatican pour prier, chacun dans leur foi.
"Homme, qui es-tu ? Qui t'a fait tomber si bas ?" dit, bouleversé, le pape à Yad Vashem.
En invitant les présidents Abbas, de Palestine et Peres, d'Israël à le rencontrer au Vatican, François souhaite trouver un début de réponse à cette interrogation lancinante qui habite notre siècle.
Qui dira encore que le voyage du pape qui se termine dans quelques heures n'est qu'un "pèlerinage en Terre Sainte" ?
On en découvrira dans les jours qui viennent toute la portée politique sous tendue par une puissance spirituelle sans précédent.
Nanette
dimanche 25 mai 2014
Bethléem : concert céleste
Magnifique concordance de temps : au moment où le chœur palestinien chrétien entonnait le Regina Coeli alors que se terminait la messe présidée par le pape François sur la Place de la Mangeoire, à Bethléem, ce matin, le muezzin lançait son appel à la prière de 13 heures du haut du minaret de la mosquée toute proche ! Les voix s'entremêlaient dans un concert céleste qu'on voudrait plus fréquent...
Symbole de ce que peut être la vie quotidienne dans cette Palestine multi-millénaire et multi-confessionnelle, à la fois si proche et si différente, ce court épisode de la visite du pape en Terre Sainte m'a remplie de bonheur et d'espérance ! Mais tout ce bref périple en Jordanie, Palestine et Israël de ce pape décidément courageux n'est qu'une suite de gestes prophétiques dont le plus fort restera sans doute l'invitation faite par le pape à Shimon Peres et à Mahmoud Abbas de venir au Vatican prier avec lui pour la paix entre leurs deux pays ! Invitation aussitôt acceptée par les deux hommes politiques.
Décidément, il se passe quelque chose d'inédit et de colossal sur cette terre berceau des trois monothéismes.
Nanette
Symbole de ce que peut être la vie quotidienne dans cette Palestine multi-millénaire et multi-confessionnelle, à la fois si proche et si différente, ce court épisode de la visite du pape en Terre Sainte m'a remplie de bonheur et d'espérance ! Mais tout ce bref périple en Jordanie, Palestine et Israël de ce pape décidément courageux n'est qu'une suite de gestes prophétiques dont le plus fort restera sans doute l'invitation faite par le pape à Shimon Peres et à Mahmoud Abbas de venir au Vatican prier avec lui pour la paix entre leurs deux pays ! Invitation aussitôt acceptée par les deux hommes politiques.
Décidément, il se passe quelque chose d'inédit et de colossal sur cette terre berceau des trois monothéismes.
Nanette
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